19 juillet 2009

green is good: des salariés au service du développement durable

Résultat d'un projet développé par Human Village, une communauté de services citoyens engagés par la planète, et par Alerte Orange, une agence de communication, Green is Good est une invitation à créer du lien entre les salariés pour se mobiliser et agir pour que leur entreprise devienne plus responsable écologiquement et humainement.

Le site entend répondre au besoin actuel de sensibiliser et de mobiliser les salariés aux thématiques du développement durable et de la RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise). L’objectif est de diffuser les bonnes pratiques, d’informer et d’offrir un lieu d’expression aux salariés.

Pour y parvenir, Green is Good s’appuie sur une approche «bottom up», un mouvement de mobilisation qui irait des salariés vers les dirigeants et favoriserait la sensibilisation de l’ensemble des acteurs professionnels au développement durable de leur entreprise.

Le site se veut un espace informatif et collaboratif où l'on trouve pèle-mêle l’actualité du développement durable et de la RSE en entreprise, des témoignages de salariés, des interviews de professionnels du développement durable et des gestes écolos.

18 juillet 2009

Royaume-Uni : Lancement de quatre « éco-villes »

La promesse de Gordon Brown faite en 2007 alors qu'il briguait la succession de Tony Blair est en passe d'être tenue. Les sites des quatre premières éco-villes , sur dix prévues pour 2020, ont été dévoilés jeudi par le gouvernement britannique.

Les sites retenus sont: Whitehill-Bordon dans le Hampshire, St-Austell en Cornouailles, Rackheath dans le Norfolk et North-West Bicester dans le Oxfordshire. "Les premières éco-villes vont devenir une réalité pour jusqu'à 30.000 personnes dans cinq ans", a indiqué John Healy, secrétaire d'Etat au logement, précisant qu'une deuxième phase de sélection serait lancée pour désigner les six sites supplémentaires.

Ces villes, expliquent John Healy, Secrétaire d'Etat au logement, « ne seront pas des lotissements isolés dans la campagne ». Elles seront construites avec de strictes normes de développement durable (production d'énergie avec des sources renouvelables, transports publics à moins de dix minutes de marche, espaces verts recouvrant jusqu'à 40% du site). Les bâtiments publics -écoles, commerces, restaurants, etc.- seront neutres en matière d'émission de C02, précise le ministère.

John Healy en a également confirmé que tous les logements construits à partir de 2016 en Grande-Bretagne devront être neutres en carbone.

17 juillet 2009

Un nouveau procédé de fabrication à faible coût de cellules solaires

Actuellement, l'industrie solaire repose principalement sur la production de panneaux solaires à base de silicium, dont le coût de fabrication reste relativement élevé en raison du prix du matériau et de la technologie utilisés. Afin de rendre le solaire plus compétitif sur le marché des énergies renouvelables, une équipe de chercheurs de UCLA s'est penchée sur la fabrication de panneaux solaires à base de CIGS (Cuivre, indium, gallium et sélénium). Selon leurs résultats, les cellules solaires obtenues présenteraient un fort potentiel de rendement énergétique avec des coûts de fabrication moindres. Une utilisation commerciale de ces nouveaux matériaux n'est cependant pas encore envisageable.

L'équipe de recherche du professeur Yang, au département d'Ingénierie et de Sciences Appliquées de UCLA est à l'origine du développement de ce nouveau procédé de fabrication. Financées en partie par la NSF (National Science Foundation), ces recherches ont fait l'objet d'une publication dans la revue "Thin Solid Films" du 7 juillet. Le procédé de fabrication, débuté il y a 16 mois, aura mis 4 mois pour atteindre une efficacité énergétique de 1% et avoisine actuellement les 9%. Si les panneaux fabriqués à base de silicium présentent un rendement de l'ordre de 20%, les travaux de UCLA mettent en évidence une augmentation de l'efficacité énergétique de 1% tous les deux mois et laissent présager de rapides avancées dans ce domaine.

Les principaux avantages de ce procédé résident néanmoins dans l'utilisation de processus de fabrication et de matériaux peu coûteux comparés aux méthodes traditionnelles. L'utilisation de matériaux CIGS n'est pas une nouveauté dans le secteur du solaire, cependant, la fabrication de cellules était jusqu'à présent obtenue par le procédé classique de "co-évaporation" (présentant deux étapes : l'aspiration et l'évaporation). La fabrication à grande échelle de films CIGS pouvait alors s'avérer longue et coûteuse en raison de la difficulté à obtenir des couches absorbantes uniformes. Or, la méthode mise au point par l'équipe du professeur Yang consiste à dissoudre les composés - cuivre, indium, gallium, sélénium - dans un solvant (atrazine). Ceux-ci sont ensuite répartis sur les surfaces et chauffés. Ce procédé présente des coûts de production bien moins importants mais nécessite de contrôler précisément la préparation de la couche absorbante à base de CIGS.

Si cette découverte requiert de plus amples recherches, elle pourrait néanmoins faire chuter le prix de revient du PV, le rendant compétitif avec les prix du marché, largement influencés par les énergies fossiles. UCLA a ainsi pour objectif de continuer ses travaux de recherche en collaboration avec le monde industriel, dans le but d'améliorer la technologie et d'atteindre un rendement énergétique de l'ordre de 15 à 20% d'ici 3 à 4 ans.

BE Etats-Unis numéro 173 (10/07/2009) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59917.htm

9 juillet 2009

OGM: les tests d'évaluation ne sont pas fiables (et manquent de sincérité ?)

Une étude internationale publiée dans le International Journal of biological science remet en cause la fiabilité des tests de l’EFSA (l'autorité européenne de la sécurité alimentaire) et de la FDA, son homologue nord américain, dans l’évaluation des risques des OGM et des pesticides sur la santé.

Pour les experts français, italien, néo-zélandais, britannique et américain qui ont cosigné cet article, «les firmes d'OGM agricoles et les commissions d'évaluation négligent systématiquement les effets secondaires des OGM et des pesticides. Ceci est clairement illustré par l'EFSA et la US-FDA qui ont évalué les OGM tant controversés du maïs MON 863 ou MON 810 », analyse le Comité de recherche de d'information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) suite à la lecture de ce rapport.

Cet article met en exergue « une importante sous-estimation des signes initiaux de maladies comme des cancers, maladies hormonales, immunitaires, nerveuses ou de la reproduction, entre autres ». La durée de ces études est généralement conduite sur une période dangereusement courte de trois mois et le nombre d’animaux testés est habituellement insuffisant pour en déterminer la sécurité. Par ailleurs, quand les résultats statistiques des tests révèlent des effets significatifs et démontrent des signes de toxicité, ils sont systématiquement ignorés ou négligés.

Alors qu'elles apportent la caution des pouvoirs publics aux techniques adoptées par les firmes afin de masquer des résultats statistiques significatifs, les autorités européennes ou autres devraient être en mesure de réaliser des études de long terme et de façon indépendante. Il est en outre inacceptable que l'accès aux résultats des tests des firmes OGM ne puisse se faire qu'en saisissant la justice.

3 juillet 2009

Des maisons écologiques : De la conception à la décoration

Auteur : Claire Leloy
Editions Aubanel
Prix : 35 €


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A une époque où la prise de conscience environnementale est de plus en plus forte, l'habitat devient le cadre idéal pour mettre en pratique ses convictions écologiques. A travers une écriture limpide, cet ouvrage témoigne du caractère à la fois accessible, esthétique et inventif de l'architecture écologique.

Il aborde les points essentiels pour créer un habitat intelligent, qui intègre produits naturels et techniques à la pointe du progrès. Conception, implantation, décoration, choix des matériaux, revêtements des sols, luminosité... tous les aspects de l'architecture écologique sont développés dans ce beau livre très richement illustré par de nombreuses photographies et des croquis.

Ce guide pratique propose une multitude de conseils judicieux à l'intention de tous ceux qui souhaitent rénover ou construire sel principes écologiques... L'architecture écologique n'est plus un domaine réservé mais devient aujourd'hui un pari pour chacun.

1 juillet 2009

Le Portugal se dote d'un réseau de borne de recharges électriques

Le Portugal, par la voix de son Premier Ministre José Socrates, a annoncé le lancement de son réseau de bornes de recharges électriques baptisé Mobi-E.

Une centaine de ces bornes seront installées cette année avec l'objectif de passer à 1 300 pour la fin 2011. Le gouvernement prtugais projette 180 000 véhicules à émission zéro en circulation en 2020. Le réseau sera ouvert à tous les automobilistes, qui pourront choisir entre une recharge rapide (20 à 30 minutes, adaptée à la journée) ou lente (6 à 8 heures, pour la nuit).

Pour atteindre ses objectifs, le Portugal a d'ores et déjà conclu un partenariat avec Renault-Nissan pour le lancement de voitures électriques en 2011 pouvant accueillir 5 passagers et ayant une autonomie d'au moins 160 km. Diverses mesures incitatives comme des aides fiscales ou la création de zones de stationnement préférentielles sont prévues pour assurer les succès de la voiture électrique.

27 juin 2009

Inauguration d'une ferme solaire pionnière à Ottonville

Une installation solaire qui produira non seulement de l'électricité mais également de la chaleur, une première en Europe selon ses concepteurs, a été inaugurée mercredi dernier à Ottonville en Moselle.

Les 288 panneaux photovoltaïques installés sur les 430 m2 du toit du magasin à fourrage d'un élevage bovin par la société luxembourgeoise Solartec doivent produire annuellement 55 mégawatt/h d'électricité. La production, raccordée au réseau d'EDF, équivaudrait à la consommation de 25 foyers. Ces panneaux produiront aussi 250 à 300 kWh de chaleur chaque jour, soit l’équivalent d’une consommation de 250 litres de fioul.

« Grâce à un système unique et novateur de récupération de la chaleur produite par les panneaux solaires, l'installation permettra également de sécher le foin utilisé pour nourrir le bétail », a expliqué Franck Steichen, directeur des ventes de l’entreprise. « Des gaines de récupération canaliseront l'air réchauffé sous toiture par les panneaux solaires dans des bouches de séchage. Le système, qui n'a pas d'équivalent en Europe, pourrait servir à l'avenir à sécher du bois ou chauffer des habitations », a-t-il précisé.

Cette installation, pionnière en la matière, sera étudiée par plusieurs organismes, qui mesureront l’efficacité du principe. Les enseignements de cette première seront alors forts utiles pour trouver de nouveaux débouchés à cette récupération de chaleur, née de la production photovoltaïque d’électricité.

Le projet de l’exploitation agricole de Dominique Repplinger fait partie des 30 projets lauréats retenus en 2007 et 2008 par la Région Lorraine dans le cadre de l’appel à projet « soutien au développement de projets de production d’électricité photovoltaïque raccordés au réseau national », pour son caractère exemplaire et innovant. La Région a d'ailleurs financé le projet (266 000 euros) à hauteur de 45 %.

14 juin 2009

La fin du réchauffement climatique ?

Le professeur Lev Karline, recteur de l'Université d'hydrométéorologie de Saint-Pétersbourg, qui est également un Centre régional de formation de l'Organisation météorologique mondiale, estime que le réchauffement climatique touche à sa fin.

Le point de vue le plus répandu parmi les chercheurs, explique Lev Karline, est que le climat a eu, au cours des 150 dernières années, une tendance marquée à un réchauffement progressif. Et les modèles mathématiques donnent parfois raison à certains défenseurs du caractère inévitable d'un prochain réchauffement de notre planète. D'aucuns n'excluent pas de leurs prévisions des scénarios apocalyptiques d'élévation de la température du globe de deux ou trois degrés Celsius dans les toutes prochaines années, avec l'ensemble des conséquences sur notre environnement.

"Mais il existe aussi d'autres points de vue, diamétralement opposés, défendus notamment par les chercheurs de notre Université", poursuit Lev Karline. "Les modifications climatiques que nous avons observées ces cents dernières années s'expliquent, selon nous, mis à part l'influence technologique de l'homme, essentiellement par la versatilité naturelle". Autrement dit, "par les liens Soleil-Terre, par l'activité solaire et d'autres facteurs".

Il est facile de se convaincre, si l'on analyse les facteurs cosmogéophysiques, qu'il y a trois ou quatre ans, ces facteurs étaient au plus bas, et que d'ici quelques années la tendance au réchauffement climatique finira par évoluer vers un refroidissement progressif, poursuit Lev Karline. "Il y a tout lieu de penser que les prévisions augurant un réchauffement climatique ne vont pas se justifier: dans les prochaines décennies, nous retrouverons les normes climatiques que nous avons connues dans les années 70 du XXe siècle, affirme le chercheur pétersbourgeois".

BE Russie numéro 21 (9/06/2009) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59432.htm

26 mai 2009

"Architectures Solaires" de Alain Liébard

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Longtemps rêvée, l'architecture solaire est devenue réalité. Les 49 réalisations présentées dans ce livre, toutes issues de la onzième session du concours Habitat Solaire Habitat d'Aujourd'hui, montrent avec brio comment il est aujourd'hui possible de conjuguer efficacité énergétique et qualité architecturale. Tous équipés de systèmes solaires thermiques et/ou photovoltaïques aux performances avérées, les bâtiments sélectionnés-maisons individuelles, logements collectifs et bâtiments tertiaires-se caractérisent par l'attention portée aux principes de conception bioclimatique, au choix des matériaux (ossature bois, Monomur...) et à la qualité de l'isolation, de la ventilation et de l'éclairage.

Ce livre séduira aussi bien les architectes et professionnels du bâtiment, que les maîtres d'ouvrage et particuliers à la recherche de retours d'expérience. Ces derniers apprécieront tout particulièrement les fiches techniques détaillant les coûts et les ratios de consommation énergétique.

24 mai 2009

Allemagne: record de 15 000 heures de fonctionnement pour une pile à combustible

Le 15 mai 2009, des scientifiques du Centre de recherche de Jülich (FZJ) ont élargi le champ d'application de la technologie énergétique très prometteuse des piles à combustible en atteignant une durée d'exploitation de 15.000 heures.

Les piles à combustible à haute température avec électrolyte solide (SOFCs) [1] sont des candidates excellentes pour une future mise en place dans les bâtiments, les centrales thermiques et les véhicules. Elles transforment l'énergie chimique de façon directe et efficace en énergie électrique - et épargnent ainsi les ressources naturelles tout en évitant les émissions polluantes. Soutenues par des budgets de projets de l'Union Européenne, les piles de génération 3 ont été construites au FZJ. Par la technique dite plane, développée à Jülich, les cellules uniques sont superposées dans ces empilements, pour atteindre une haute tension.

Des scientifiques de l'Institut de recherche énergétique (IEF [2]) et du Service central de technologie (ZAT [3]) ont désormais fait fonctionner avec succès deux piles de ce type pendant plus de 15.000 heures. "Elles ont produit en moyenne une puissance de 0,4 W/cm2, environ le double de ce qui est observé actuellement dans les systèmes commerciaux", selon le Dr. Robert Steinberger-Wilckens, directeur du projet "piles à combustibles" au FZJ. Une durée de vie de 5.000 à 10.000 heures suffit déjà à la mise en place dans les véhicules, mais pour un approvisionnement électrique stationnaire, des temps d'activité supérieurs à 40.000 heures sont nécessaires. "Nous poursuivons l'objectif de réaliser de tels temps de fonctionnement, et nous venons d'effectuer une bonne avancée dans ce sens, se réjouit le Dr. Steinberger-Wilckens.

"De plus, nous avons utilisé les piles à longue durée de vie à une température de seulement 700 °C, ainsi les cellules vieillissent plus lentement", selon Steinberger. Le vieillissement ou la dégradation d'une pile à combustible a des effets de déperdition progressive sur la performance - comme pour des batteries. De façon remarquable avec les piles de Jülich, la dégradation des cellules était de seulement 10% au bout de la durée d'exploitation maximale atteinte auparavant sur d'autres piles à combustibles. Communément, on décrète la fin de vie d'une pile lorsque la perte de performance atteint 20%. Ainsi les piles continuent à être utilisées sans altération et elles ont théoriquement un potentiel de 30.000 heures - un temps d'activité considéré jusqu'à présent comme inaccessible pour des piles de cette nature. Ainsi elles seraient qualifiées pour environ quatre ans d'activité non interrompue. Pour une utilisation discontinue, comme par exemple dans le chauffage de bâtiments, la durée de vie pourrait s'élever de 5 à 10 ans.

Le contexte du succès de Jülich est le suivant : des cellules performantes avec des couches fonctionnelles minces reliées de façon précise permettent une diminution de la température d'utilisation. Par ailleurs, les cellules spéciales acier-SOFC CroFer (ThyssenKrupp [4]) développées par Jülich et l'acier ITM choisi dans le cadre du projet européen Real-SOFC [5] (Plansee [6]) empêchent, avec les couches de protection correspondantes, la libération de produits de corrosion et rallongent ainsi la durée de vie.

Le projet Real-SOFC a été mené avec le soutien de l'UE entre 2004 et 2008. 26 institutions partenaires ont participé au succès du projet, entre autres des entreprises comme Topsoe Fuel Cells, Wärtsilä, RollsRoyce, H.C.Starck, HTCeramix et Hexis, ainsi que des institutions de recherche comme le CEA, ECN (Pays-Bas), VTT (Finlande), DTU Risø (Danemark), Imperial College (Royaume-Uni) und EMPA (Suisse).

[1] SOFCs : Solid Oxide Fuel Cells
[2] IEF : Instituts für Energieforschung
[3] ZAT : Zentralabteilung Technologie
[4] Informations supplémentaires sur le groupe Thyssenkrupp (en anglais) : http://www.thyssenkrupp.com/
[5] Projet européen Real-SOFC (en anglais) : http://www.real-sofc.org/
[6] Informations supplémentaires sur le groupe Plansee (en anglais) : http://www.plansee.com/

source: BE Allemagne numéro 437 (20/05/2009) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59184.htm

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